Marie-Rose Lortet, une Autre Histoire

Du 16 juin 2017 au 30 septembre 2017 / Musée et Jardins Cécile Sabourdy - Vicq-sur-Breuilh

Née à Strasbourg en 1945, Marie-Rose Lortet compte des tisserands parmi ses ancêtres.
Enfant, elle apprend à tricoter, couper et coudre au sein du cercle familial.
Très vite elle sait confectionner des vêtements, et fabrique des objets avec des matériaux de toutes sortes : sa passion pour le bricolage et le réemploi ne se démentira jamais.
En 1967, ses premières créations personnelles surgissent de ses doigts sous forme de textiles composites : des étoffes récupérées et assemblées vite remplacées par des morceaux de tricot qu’elle réalise elle-même.
Désormais tricoteuse, fileuse et un peu magicienne, Marie-Rose adopte l’art textile - activité féminine longtemps déconsidérée - qu’elle magnifie avec une force inconnue jusqu’ici.

Jean Dubuffet la repère alors qu’elle a 24 ans : il la considère comme une artiste originale, à l’imagination féconde, et lui offre une place dans sa Collection « Neuve Invention ».
Ses premiers Masques de laine hésitent entre portrait et paysage, puis les combinaisons colorées s’étendent, se compliquent et deviennent des tentures impensables : les Territoires de laine, qui cartographient le dédale intérieur de l’artiste.
Chez Marie-Rose, le tricot n’est jamais complètement plat ; il provoque la formation de poches, de failles, de plissements : l’air et les hauteurs attirent l’artiste.
Elle invente alors ses Architectures de Fil : sculptures immaculées, faites d’une dentelle complexe de fils rigidifiés au sucre, tout en transparence.

Mobilisant des savoir-faire virtuoses au service d’un imaginaire foisonnant, elle compose ensuite des figures miniatures, tricotées aux épingles : les mailles minuscules et les silhouettes insolites annoncent le monde des contes et des fables, ranimant chez tout un chacun les émerveillements de l’enfance.

Marie-Rose Lortet opère dans le sillage de l’Art Brut.

Depuis ses débuts, elle détourne la technique-tricot et réinvente sans cesse la matière-textile de ses « tableaux de fils », vêtements impraticables, maisons diaphanes et costumes pour souris qui s’épanouissent en marge des modes passagères.

Renseignements

Tarifs du musée :
> 5,5 € (plein)
> 3,5 € (étudiants, - de 18 ans, demandeurs d’emplois)
> Gratuit (- de 6 ans)

Horaires d’ouverture :
> Fermeture le lundi.
> Du 1er juillet au 30 septembre : du mardi au samedi de 10h00 à 19h00 et dimanche de 14h00 à 19h00
> Du 1er septembre au 17 septembre : du mardi au samedi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 19h00
> Du 18 septembre au 30 juin : du mardi au samedi de 10h00 à 12h00 et 14h00 à 18h00 et dimanche de 14h00 à 18h00


Musée et Jardins Cécile Sabourdy
Rue Chavaud
87260 Vicq-sur-Breuilh

Tél. : 05 55 00 67 73
Mél : contact@museejardins-sabourdy.fr
Site : www.museejardins-sabourdy.fr
Facebook : fr-fr.facebook.com/page.musee.jardins.cecile.sabourdy

Localisation

Musée et Jardins Cécile Sabourdy, 87260 Vicq-sur-Breuilh
Latitude : 45.645735 / Longitude : 1.383512